Vignobles du sud

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La cave du Boutonnet : coups de cœur de début de printemps pour Vignobles du Sud

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Trois quilles coup de cœur, voilà la règle de cette rubrique. Mais Laurent n’aime pas les règles et il n’a pas tort. Donc il préfère me présenter la production de quelques domaines.

VIGNOBLE DU SUD CAVE DU BOUTONNET PHILIPPE RICHYC’est bien simple, par exemple, toute la production du domaine Stella-Nova le séduit. Voilà un vigneron, Philippe Richy, dont il connaissait et appréciait déjà les vins avant de le rencontrer récemment à Millésime Bio. Un vigneron qui travaille en biodynamie et qui vinifie nature, parfois sans souffre. Laurent a dû se résoudre à ne prendre, pour l’heure, que quatre cuvées. « Des vins très expressifs, très purs, d’une grande buvabilité ». Et Laurent est formel, « Avec la biodynamie, on sent vraiment la différence, surtout lorsque les vignes sont travaillées en biodynamie depuis un certain temps : une pureté de fruit, une énergie, un souffle ». Diantre, on dirait une tirade de Cyrano de Bergerac ! Il faut goûter Callisto, un blanc de macération, très riche, un assemblage de Grenache blanc et de Clairette. « Un vin de gastronomie, très goûtu ! ». En rouge, les cuvées se nomment Cassiopée et Polaris et en rosé Diabolo.

Philippe Richy, très présent sur le web (You Tube), a écrit un petit guide « Le vin décomplexé ». Quoi de mieux que l’auteur pour présenter son livre ?

Nous étions à Caux, petit village proche de Pézenas (Hérault). Nous partons pour Les Corbières, à Fontcouverte, dans la Montagne d’Alaric (Aude). Destination, le Domaine de la Baronne, propriété d’une vieille famille de vignerons. Même enthousiasme pour ce « très beau domaine, ce grand terroir et cette maîtrise de la vinification » de la famille Lignères. Laurent a retenu trois cuvées, dont « le Grenache Gris de Jean », un étonnant blanc d’une couleur légèrement saumonée, doté « d’une magnifique minéralité, très fin et délicat ». Un blanc de gastronomie, en biodynamie certifié Demeter. Et deux rouges. « Les Chemins » 2013, belle démonstration que les Corbières bien râpeux c’est de l’histoire ancienne. Ici, tout est « finesse et profondeur ». Et puis un très bel hommage au Carignan avec « Plo de Maurou » 2014, une vinification nature sans souffre.

Vignobles du Sud Vallat Ezart Phillipe RichyTroisième coup de cœur, le Domaine Vallat d’Ezort, de Frédéric Martin, à Souvignargues (Hérault). Pas vraiment une nouveauté dans l’offre du caviste de Boutonnet, mais Laurent a élargi la sélection de ce vigneron qu’il apprécie depuis longtemps, qui vinifie lui aussi nature. A côté de la gamme Allegria, des vins sur le fruit, très gourmands, très gouleyants, Laurent vante les qualités d’un nouveau venu, « Fantastica » 2013. Un vin très différent, avec ses 18 mois d’élevage en barrique, « un vin puissant, riche, généreux », « l’expression du fruit propre à la pâte de Frédéric ». Voilà ce qu’aime Laurent, comme tous les bons cavistes, un vin qui a de la personnalité, celle que lui imprime son géniteur de vigneron ! Et en même temps, « C’est un vin typiquement languedocien, puissant, charpenté ». On est bien d’accord, il y a le vigneron, mais aussi le terroir.

Frédéric Martin était présent au Salon « Du rouge au noir. Polars & vins » dont je vous parlerai bientôt. Et Frédéric m’a mis le nez sur son étiquette pas banale, pour me faire réaliser que cette fée était dessinée uniquement avec des éléments de la vigne : sarments, grappes, feuilles… Moralité, il me faut sortir le nez du verre et mieux regarder les étiquettes.

Je vous signale un dernier domaine dont Laurent propose plusieurs cuvées, Balazu des Vaussières, à Tavel (Balazu était le nom du grand-père, vigneron lui aussi). Sur ce terroir très chaud, tout proche voisin de Lirac (voir mon article sur la Confrérie des Jaugeurs de Lirac), Christian et Nadia Charmasson font des vins très fins avec une vraie personnalité. Un assemblage que notre caviste affectionne tout particulièrement : Clairette, Marsanne et Bourboulenc ! Un blanc sans souffre, d’une belle puissance, pour accompagner des plats méditerranéens et épicés. Et ce rosé, qui a déjà 4 ans, à consommer lui aussi à table : « A l’aveugle, on croirait un rouge ! ».

Sur ce, avec tous ces vins de gastronomie, je vais déjeuner.

Voir le portrait de Laurent sur Vignobles du Sud.

Un Commentaire

  1. « …D’une grande buvabilité… » ! Tsss… On dirait du jargon de technocrate.
    On imagine : d’une petite buvabilité (piquette), d’une buvabilité moyenne (3 verres, bonjour les dégâts)…
    Bon, si on comprend bien, ça veut dire que ça se laisse bien boire !

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